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Service à compétence nationale depuis le 6 décembre 2006, Tracfin est placé sous la double tutelle du ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi et du ministre chargé du Budget, des comptes publics, de la Fonction publique et de la réforme de l’État.
Le décret n° 2010-69 du 18 janvier 2010 institue un conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il se substitue et remplace le conseil d’orientation du pôle ministériel de lutte contre les circuits financiers clandestins créé par le décret du 6 décembre 2006.
Le conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme a pour objet :
– d’assurer une meilleure coordination des services de l’État et autorités de contrôle concernés par la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, afin de renforcer l’efficacité de celle-ci ;
– de favoriser la concertation avec les professions mentionnées à l’article L. 561-2 en matière de lutte
contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, afin d’améliorer leur participation à celle-ci ;
– de proposer des améliorations au dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le
financement du terrorisme ;
– de suivre l’élaboration et la mise à jour régulière d’un document de synthèse sur la menace de
blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Le conseil d’orientation est présidé par une personnalité qualifiée désignée conjointement, pour une période de trois ans renouvelable, par le ministre de l’économie et le ministre du budget, après avis du ministre de l’intérieur et du garde des sceaux, ministre de la justice. La direction générale du Trésor et de la politique économique en assure le secrétariat.
Le conseil d’orientation comprend, outre son président, les vingt-trois membres suivants :
Le conseil d’orientation interministériel associe à ses travaux, en tant que de besoin, des représentants des professions concernés par le dispositif antiblanchiment. Il peut y associer des personnalités qualifiées.
Le président arrête, pour chaque réunion du conseil, son ordre du jour et la liste des membres à convoquer, en fonction de celui-ci. Si l’ordre du jour comporte un sujet concernant spécifiquement une profession mentionnée à l’article L. 561-2 du code monétaire et financier, l’autorité de contrôle compétente pour cette profession est convoquée.
La réunion du conseil ne peut se tenir que si au moins six de ses membres désignés au titre des services de l’État, sont représentés.
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